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Les 10 super bonnes raisons de lire des dystopies

J’aime lire des dystopies depuis longtemps. Bien avant de connaître ce terme, d’ailleurs. Je me souviens l’avoir découvert en lisant un article du journal « 20 minutes ». La première nouvelle que j’ai écrite appartenait à ce genre. Aujourd’hui, je publie mon premier roman de ce type, une duologie intitulée Les Effacés. C’est l’occasion de faire le point sur ce genre que j’affectionne tant.

Définition : qu’est-ce qu’une dystopie ?

Une dystopie, c’est le contraire d’une utopie. C’est un monde qui empêche les gens d’être heureux. Mais pourquoi lire des dystopies, si cela nous plonge dans un monde cauchemardesque ? Pourquoi ce genre si particulier connait un tel engouement ces dernières années ? C’est ce que nous allons voir.

1. Lire des dystopies permet de prendre du recul sur notre monde

Comme toutes les littératures de l’imaginaire, les dystopies permettent de faire un « pas de côté ». Pour regarder notre monde, notre époque, notre société, nos mœurs avec du recul, rient de tel qu’une fiction qui met en lumière les travers de notre mode de vie, en les exagérant. Un peu à la manière d’une fable. Car c’est cela, une dystopie. Une exagération d’un travers de notre société, à un point tel qu’il devient oppressant. Et donc, insupportable. Cela permet de monter au lecteur ce qui ne va pas, et qu’il ne voit pas forcément, car il y est trop habitué.

Qu’elle dénonce les dérives du capitalisme, de la téléréalité (Hunger Games, de Suzanne Collins), du totalitarisme (1984, de George Orwell), du nivellement vers le bas de la culture et du bonheur obligatoire (Fahrenheit 451, de Ray Bradbury), une dystopie a toujours un message à transmettre.

Dans Le Meilleur des mondes, d’Aldous Huxley, il s’agit de la société de consommation, et de la production en série. Elle est tellement omniprésente qu’elle régit tous les aspects de la société. Y compris la reproduction. Les bébé sont fabriqués à la chaîne, dans des tubes. On modifie leur développement en fonction du rôle qu’ils joueront dans la société. Flippant, non ? Le fordisme est érigé en véritable religion, il est la seule vision du monde. Comme dans le roman de Ray Bradbury, le bonheur est obligatoire. Tout ceci vous fait cruellement penser à notre monde ? C’est normal. C’est fait pour. Et c’est cela qui rend les dystopies si effrayantes. Elles ont quelque chose de réaliste.

2. Le lecteur partage le point de vue critique de l’auteur

Nous l’avons vu, une dystopie est comme un fable, dans le sens où elle permet de passer un message clair au lecteur à travers une métaphore. Le point de vue de l’auteur est accessible au lecteur, qui peut alors réfléchir sur la critique apportée.

3. Voir les personnages se battre contre l’injustice fait du bien

Puisqu’ils vivent dans un monde profondément injuste, les personnages des dystopies ont tendances à vouloir le changer. Si dans les dystopies modernes, ils ont tendance à y arriver (non sans dommages), ce n’est souvent pas le cas des plus anciennes.

A lire aussi, l'article d'Audrey Pleynet, Les romans dystopiques Young Adult ou les 3 fantasmes de l’adolescence 

Si les personnages n’ont rien de héros, ils n’en sont que plus intéressants. En effet, il s’agit souvent de protagonistes qui n’ont rien d’exceptionnel : pas de capacité surprenante, pas de statut social élevé, pas de qualités morales hors pair… Ils tentent de survivre dans un monde hostile, mais n’ont rien de particulier. Il est donc facile de s’identifier à eux.

Ce qui les rend intéressants, c’est qu’ils sont souvent les moins bien adaptés pour ce monde. C’est pour cette raison que l’on raconte leur histoire. C’est pour cela qu’on veut les voir lutter. Et c’est ce qui permet l’empathie du lecteur.

Dans mon roman dystopique Les Effacés, le personnage de Tristan est en décalage avec ce monde qui fait disparaitre les pauvres, les différents, pour cacher son incapacité à rendre les gens prospères et heureux. Car le bouleversement climatique a creusé les inégalités sociales. Tristan est pauvre, et ne rentre pas dans le moule. Voilà pourquoi c’est lui qui va déclencher l’histoire. Il sera comme un grain de sable dans l’engrenage. De part sa présence, il révèle les failles du système. Il permet de prendre de la hauteur, pour mieux voir ce qui ne va pas. C’est ça qui fait la force des personnages de dystopies. Ils renforcent ce recul que le lecteur a par rapport à ce monde toxique qu’il découvre. Le personnage résonne avec le lecteur, qui peut s’identifier à lui.

4. L’empathie est forte avec les personnages

Si le lecteur peut se projeter dans les protagonistes, il peut alors se représenter dans cet univers hostile. Et il se demande alors : qu’est-ce que je ferais à leur place ? Et ça, c’est vraiment très addictif, car cela créé une tension, et renforce le suspense. C’est comme si on y était. Et pourtant, on n’a pas envie d’y être ! On voudrait même tout faire pour que ce ne soit pas réel, et que la vision de l’auteur / l’autrice ne soit pas une prédiction de l’avenir.

5. Les personnages sont profonds

La souffrance des personnages est l’essence même de la critique de l’auteur, puisqu’elle prouve que ce monde échoue à rendre les gens heureux et à résoudre leurs problèmes. Les personnages doivent donc être crédibles, fouillés et profonds. Leurs choix doivent être compréhensibles. Leurs émotions sont « palpables ».

Dans Les Effacés, mes personnages ont tous un passé défini. Le lecteur peut ainsi mieux les comprendre, ressentir leurs émotions, et comprendre leurs choix.

6. Lire des dystopies donne envie de se battre

Dans les anciennes dystopies, le propos de l’auteur est plus un avertissement. « Si on continue comme ça, on court à la catastrophe ». On nous incite à réfléchir sur notre monde, notre mode de vie, avant que les conséquences soient irrémédiables.

En revanche, dans les versions young adult, c’est un peu différent. Le propos donne plus d’espoir. Le message ressemble plus à : « Il n’est jamais trop tard pour changer les choses. » Cela pousse à se dire que l’on peut agir, qu’il y a toujours quelque chose à faire pour améliorer la situation.

7. Lire des dystopies donne l’impression que notre monde n’est pas si mal

C’est un peu comme se réveiller d’un cauchemar. En comparaison, notre monde parait vivable, malgré ses problèmes, car ils paraissent moins insurmontables que ceux des univers dystopiques.

8. Il y a beaucoup de suspens

En raison de la nature de leur univers, les personnages sont en « mode survie ». Rien de tel pour nous maintenir en haleine jusqu’au bout !

Katniss va-t-elle sortir vivante de l’arène ? (Hunger Games)

Montag va-t-il éveiller les soupçons de ses collègues pompiers incendiaires, chargés des autodafés ? (Fahrenheit 451)

Winston pourra-t-il vraiment échapper à la surveillance de Big Brother ? (1984)

Et bien sûr, Tristan pourra-t-il échapper à la traque des Effaceurs ? (Les Effacés) 😉

A lire aussi : Dystopie : venez découvrir ce que je vous prépare.

Ce monde si horrible doit s’écrouler pour en bâtir un meilleur. Mais est-ce encore possible ? Ou bien les personnages vont-ils tout perdre dans leur lutte ? C’est ce que l’on se demande tout au long de la lecture.

9. Il y a beaucoup d’action

C’est encore plus vrai pour les dystopies les plus récentes, car les personnages luttent davantage. L’antagoniste (ici, le système injuste) est si puissant que le combat ne peut qu’être éprouvant et long.

10. Les univers dystopiques sont très développés

Comme pour les romans de fantasy, pour immerger le lecteur dans son monde, l’auteur/l’autrice de dystopie a besoin de développer son univers en profondeur. Cela permet une immersion plus intense. Rassurez-vous, cela ne veut pas dire pour autant que ce type de roman s’encombre de descriptions interminables et superflues. Cela ralentirait le rythme du récit.

Pour ce qui est des dystopies modernes, les univers sont souvent si fouillés que le roman comporte plusieurs tomes. Pour le plus grand plaisir des lecteurs !

J’espère que ce petit aperçu vous aura donné envie de (re)découvrir ce genre.

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